Espaces monastiques et Espaces urbains de l’antiquité tardive à la fin du moyen Âge

ishot-11

Cette table ronde s’insère dans un programme de recherche explorant, aussi bien dans sa construction discursive que dans ses réalisations matérielles, l’espace tout à la fois sacré et social que représente le monastère.
Il en constitue le 2e volet consacré aux implantations et aux logiques d’investissement de l’espace urbain par les moines et les ordres religieux. Il s’agira, à travers une approche mettant en œuvre aussi bien les données textuelles que les données issues des investigations archéologiques, de tenter de comprendre :
– comment est gérée spatialement l’apparente contradiction entre choix urbain et choix de retrait du monde onstitutif du projet monastique,
– comment les contraintes des sites urbains contribuent à mettre en évidence certaines modalités de la construction des espaces monastiques,
– les rapports entre fabriques monastiques et fabrique de la ville. Le choix de la longue durée – et en particulier la prise en compte de la période tardo-antique – entend contribuer à mettre en évidence des évolutions ayant trait :
– à la fonction des pôles de vie monastique dans l’affirmation d’une topographie chrétienne des villes,
– aux phénomènes de continuité ou de discontinuité spatiale et temporelle des établissements monastiques en ville,
– aux rapports des localisations monastiques avec les marqueurs de l’espace urbain. Enfin, le parti pris de la diachronie – et, en conséquence, de la variété des projets de vie monastiques et des contextes sociaux – devrait contribuer à remettre en perspective voire à relativiser le caractère exceptionnel ou exclusif de certains aspects ou de certaines étapes de la présence régulière dans les espaces urbains, telle l’implantation urbaine des Mendiants – objet d’une historiographie très abondante depuis une quarantaine d’années.

École française de Rome
Salle de conférence, Piazza Navona 62
20-21 novembre 2009

scarica il programma

Share Button

Lascia un commento